20230203 - Luxe - relation avec le temps
Le luxe, par essence, se doit d’être intemporel.
Dès qu’un produit s’ancre dans un contexte éphémère — qu’il s’agisse de tendances, de collaborations ou d’expériences liées à une époque précise — il bascule souvent de l’univers du luxe pur vers celui de l’ultra-premium.
En effet, le vrai luxe transcende les modes et les consommateurs ; il ne dépend ni des circonstances ni des attentes immédiates.
Prenons deux exemples emblématiques :
- La version « Lapin » de l’Or de Martell, qui s’inscrit dans une actualité culturelle ou symbolique, risque de perdre de sa valeur une fois ce contexte dépassé.
- Le film réalisé par Rémy Martin pour Louis XIII, dont la sortie est prévue dans cent ans (2), illustre une approche radicalement différente : ici, le temps lui-même devient le marqueur ultime du luxe. Le produit n’est plus lié à une génération ou à une mode, mais à une promesse d’éternité.
Pourtant, l’industrie parle de plus en plus « d’économie de l’expérience » (4). Certains y voient une évolution inéluctable, où le luxe se définit moins par l’objet que par les émotions et les privilèges qu’il procure.
Pour les puristes, le luxe authentique réside dans la capacité à vendre du temps — non pas comme une expérience éphémère, mais comme un héritage, une permanence (3).
Mais cette logique interroge : le luxe peut-il vraiment se contenter de vendre du temps ou des souvenirs, sans risquer de diluer son essence ?
Références/ Inspirations
- charentelibre.fr-Martell célèbre lannée du lapin avec un cognac dexception
- [[vl-media.fr-Cest quoi 100 years ce film que personne ne verra en salles.pdf]]
- avis-vin.lefigaro.fr-César Giron PDG du cognac Martell Notre métier est aussi de vendre du temps le vrai marqueur du luxe
- slate.fr-Dans quoi les personnes les plus riches du monde ont-elles dépensé leur argent lannée dernière
Liens
20251031 - Luxe - expérientiel
Date
2023-12-30