004 Choix d'Obsidian pour la prise de notes
Vingt ans de quête : à la recherche de l’outil de prise de notes idéal
Depuis deux décennies, j’ai cherché l’outil parfait pour capturer, organiser et faire émerger mes idées. Des dizaines de solutions ont défilé entre mes mains : d’Evernote (en version Pro) à OneNote, en passant par une multitude d’applications plus ou moins gratuites, plus ou moins efficaces. Mais toutes présentaient un défaut récurrent : elles enfermaient les idées dans des silos — notes isolées, dossiers rigides — sans jamais permettre de les brasser, de les confronter pour en faire jaillir de nouvelles perspectives.
Leurs moteurs de recherche, souvent limités, peinaient à retrouver l’information noyée dans ce qui s'avéraient des "archives". Si bien qu'insidieusement, après quelques mois d’utilisation, l’outil finissait par tomber en désuétude, remplacé par un nouveau logiciel, peut-être plus efficace …
Puis Obsidian est arrivé.
Non, ce logiciel n’est pas parfait. Mais il s’en approche comme aucun autre avant lui. Gratuit et évolutif, il permet de prendre des notes d'une manière simple et naturelle, de les relier entre elles par un réseau de liens "wiki", tout en garantissant une liberté totale : celle de pouvoir quitter l’outil à tout moment, sans rien perdre. Car ici, les notes vous appartiennent — stockées en local, en Markdown, accessibles même sans Obsidian avec n'importe quel logiciel de traitement de texte.
Avec le temps (3 ans me concernant), son moteur de recherche s’est révélé être son atout majeur. Une requête, et les résultats s’affichent instantanément, le mot-clé ou le concept mis en évidence dans son contexte. Plus besoin de dupliquer une note, ni de fouiller manuellement des dizaines de fichiers pour retrouver une citation égarée.
Une sorte de Google interne, mais sans publicité, sans biais, et entièrement dédié au développement de votre propre connaissance.
| Points forts | Description |
|---|---|
| Local et sécurisé | Les notes sont stockées en local (pas de cloud obligatoire), ce qui garantit confidentialité et contrôle total sur ses données. |
| Non dépendance | On peut supprimer Obsidian ou migrer sur un logiciel équivalent (Zettlr par exemple) sans perdre ses notes qui restent disponibles en local sous forme de traitement de texte. |
| Liens internes puissants | Système de liens entre notes ([[wikilinks]]) pour créer un réseau de connaissances interconnectées. |
| Plugins et extensibilité | Large bibliothèque de plugins (communauté active) pour ajouter des fonctionnalités (calendrier, cartes, etc.). |
| Personnalisation | Thèmes, CSS personnalisé, et configuration avancée pour adapter l’outil à ses besoins. |
| Multiplateforme | Disponible sur Windows, macOS, Linux, iOS et Android (avec synchronisation via services tiers). |
| Markdown natif | Utilisation du langage Markdown pour une mise en forme simple, efficace et compatible avec la plupart des traitements de texte |
| Gratuit pour un usage basique | Version gratuite complète, sans limitation de notes ou de fonctionnalités essentielles. |
| Moteur de recherche performant | Permet de chercher en quelques instants dans l'ensemble du coffre, y compris des noms de fichiers. |
| Points faibles | Description |
|---|---|
| Courbe d’apprentissage | Peut être intimidant pour les débutants (Markdown, plugins, organisation des notes). |
| Peu optimisé pour les activités académiques | Nécessité de paramétrage long et complexe pour intégrer les outils de recherche comme Zotero et permettre la conversion en word. |
| Potentiel "usine à gaz" | La possibilité infinie des réglages et la très large bibliothèque de plugins peuvent conduire à passer son temps à customiser l'outil plutôt que l'utiliser... Attention aux tutos sur youtube qui peuvent vous assurer des centaines d'heures de réglages, sans rédiger aucune note... |
| Pas de synchronisation native** | Nécessite un service tiers (Syncthing, Dropbox, etc.) pour synchroniser les notes entre appareils. Très facile à mettre en place. |